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LES MYSTÉRIEUX BLOCS DE PIERRE DE ROQUEBRUNE-CAP-MARTIN

Découverts dans un ancien muret en pierre sèche à Roquebrune-Cap-Martin, plusieurs blocs de pierre percés d’un trou central attirent l’attention par leur forme régulière et les traces d’oxydation visibles en leur centre. L’observation de ces éléments suggère qu’il ne s’agit pas de simples pierres naturelles mais de pièces façonnées par l’homme. Leur forme discoïdale, la présence d’un perçage central et les fissures rayonnantes indiquent qu’ils ont probablement servi de bases ou de socles pour des poteaux de clôture, des structures agricoles ou des dispositifs d’ancrage.

Le trou central contenait vraisemblablement un élément métallique. Avec le temps, l’oxydation du fer a provoqué une augmentation de volume, entraînant l’éclatement progressif de la pierre et la formation des fissures visibles aujourd’hui. Dans les campagnes de la Riviera française et ligure, il était courant de réutiliser les matériaux disponibles. Lorsque ces éléments ont perdu leur fonction d’origine, ils ont souvent été intégrés dans les restanques et les murs de soutènement afin de consolider les terrasses agricoles.

La datation de ces blocs reste approximative. Toutefois, leur mode de fabrication et leur utilisation probable permettent de les situer entre la seconde moitié du XIXe siècle et lespremières décennies du XXe siècle, période durant laquelle les aménagements agricolesétaient particulièrement développés dans la région. Ces pierres constituent aujourd’hui un témoignage intéressant du passé rural de Roquebrune-Cap-Martin et rappellent l’ingéniosité des populations locales dans l’aménagement des terrains en pente caractéristiques de la Côte d’Azur.

 
 
 

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