QUAND LA MER RENCONTRE LES ALPES. CÔTE D'AZUR ET PIÉMONTE: AFFINITÉS CULTURELLES ETGASTRONOMIQUES LE 28 FÉVRIER 2026 À MENTON SLOW FOOD MONACO RIVIERA CÔTE D'AZUR PROPOSE UN DÉJEUNER PIÉMONTEIS (MENÚ)
- ROMEO FERRERO

- 30 janv.
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Dernière mise à jour : 3 févr.

Un dialogue silencieux mais continu existe depuis des siècles entre l'azur de la Méditerranée et les sommets alpins. La Côte d'Azur et le Piémont, que l'on pourrait croire éloignés par leurs paysages et leur climat, sont en réalité liés par un réseau dense d'échanges culturels, humains et gastronomiques. La Route du Sel, ainsi que la transhumance, ont joué un rôle de pont, favorisant la convergence des traditions, des ingrédients et des recettes. Avant l'avènement du chemin de fer et des grandes routes commerciales modernes, le sel était une ressource vitale. Depuis la côte ligure et la Côte d'Azur, le sel marin remontait jusqu'au Piémont par des sentiers muletiers traversant les Alpes-Maritimes et les vallées de Cuneo. En retour, fromages de montagne, charcuteries, céréales et vin descendaient vers la mer. Ces routes transportaient bien plus que des marchandises : idées, savoirs et recettes voyageaient aux côtés des marchands, des bergers et des contrebandiers. Les cuisines locales se sont ainsi mêlées, donnant naissance à des affinités surprenantes.

La transhumance saisonnière des bergers piémontais vers les régions plus clémentes du sud et du littoral a joué un rôle essentiel. Ils ont apporté avec eux les techniques de fabrication du fromage, l'utilisation du beurre et des fromages affinés, tout en s'imprégnant de l'usage de l'huile d'olive, des herbes aromatiques et des légumes côtiers. Ce va-et-vient incessant a donné naissance à une cuisine simple, nutritive et adaptable, capable de sublimer des ingrédients simples mais savoureux. Malgré leurs différences géographiques, les deux cultures partagent des traits fondamentaux : une prédilection pour les produits simples, comme la farine, les légumineuses et les légumes ; l’utilisation d’herbes sauvages (thym, marjolaine, romarin, sauge) ; la cuisson lente et les plats mijotés, adaptés aux voyages et à la vie pastorale ; et le pain et la focaccia comme base de l’alimentation quotidienne. La bagna cauda piémontaise et l’anchoïade provençale sont sans doute les exemples les plus emblématiques de cette parenté culinaire.

Préparées toutes deux avec des anchois conservés dans du sel, de l'ail et de l'huile (ou du beurre, dans la version piémontaise), ces spécialités étaient à l'origine des plats conviviaux et populaires, conçus pour être partagés autour d'une table. La farinata de pois chiches (fainà au Piémont, socca à Nice) est un autre symbole de cette continuité culturelle. Les mêmes ingrédients – farine de pois chiches, eau, huile et sel – offrent le même avantage : un aliment nutritif et abordable, facilement transporté le long des routes commerciales. Les gnocchis verts, les raviolis à la bourrache et autres préparations similaires, que l'on retrouve aussi bien dans les Alpes piémontaises que dans l'arrière-pays de la Côte d'Azur, témoignent de l'utilisation ingénieuse des herbes sauvages cueillies lors de la transhumance. L'accord entre fromages affinés et anchois salés, typique de certaines régions de la province de Coni, illustre parfaitement les échanges entre mer et montagne : le sel et le poisson conservé provenaient du littoral, tandis que les fromages descendaient des vallées. Aujourd'hui, la Via del Sale est devenue un itinéraire historique et touristique, mais sa véritable valeur reste culturelle. Les cuisines du Piémont et de la Côte d'Azur continuent de raconter une histoire commune faite de nécessité, d'ingéniosité et de partage. Redécouvrir ces affinités, c'est non seulement valoriser des recettes ancestrales, mais aussi reconnaître que la frontière entre mer et montagne, entre France et Italie, a toujours été plus perméable qu'il n'y paraît. En cuisine, comme en histoire, les chemins comptent plus que les frontières.

Le conseil d’administration de Slow Food Monaco Riviera Côte d’Azur a concocté un itinéraire gastronomique pour 2026, mettant à l’honneur la culture et les traditions de sa région. Après un dîner convivial le 23 janvier 2026 au restaurant Azur du Novotel à Monaco, organisé pour célébrer la Galette des Rois, l’Association propose un déjeuner le 28 février 2026 au restaurant Petit Prince de l’Hôtel Principe di Galles à Menton. Le menu, préparé par le chef Renato CARLINI, à l’image des spécialités piémontaises, évoque subtilement la Côte d’Azur à l’apéritif, comme un passage de témoin entre le Piémont et ses traditions gastronomiques.

Tous les vins servis proviennent du Piémont, plus précisément de Canelli, dans la province d'Asti, où le chef Giorgio Cirio les élabore à partir des raisins de ses propres vignes à l'Agriturismo Rupestr. Un "Asti-Sec-2025" accompagnera l'apéritif, les entrées et l'entrée, tandis que le Dolcetto d'Asti 2024 se mariera à merveille avec les Raviolis del plin et les viandes bouillies piémontaises. Accompagné du gâteau aux noisettes « La Tonda Gentile delle Langhe », vous pourrez déguster et découvrir le Moscato d'Asti 2025.

L’Asti Secco Rupestr représente une interprétation moderne et élégante du Moscato Bianco du Piémont, alliant l’identité aromatique typique du cépage à un style sec et gastronomique.• Appellation : Asti DOCG Cépage : 100 % Moscato Bianco. Zone de production : Piémont – collines de la région d’Asti. À l’œil, il présente une robe jaune paille brillante avec une bulle fine et persistante. Au nez, il révèle les arômes typiques du Moscato Bianco : fleurs blanches, agrumes, pêche et délicates nuances herbacées. En bouche, il est sec, frais et équilibré, avec une finale nette et agréablement minérale. Élaboré selon la méthode Martinotti (Charmat), l’Asti Secco Rupestr met en valeur la fraîcheur et les arômes primaires du raisin, avec un sucre résiduel nettement inférieur à celui de l’Asti traditionnel. Grâce à sa grande polyvalence, l’Asti Secco Rupestr se prête parfaitement à :Apéritifs élégants, Buffets internationaux, Entrées de poisson et crudités de la mer, Plats végétariens, Cuisine asiatique légère, Fromages frais. Température de service : 6–8 °C Verre recommandé : flûte ou verre à vin effervescent de taille moyenne. L’Asti Secco Rupestr s’impose comme une alternative originale au Prosecco et au Crémant, idéale pour les occasions en journée, les événements raffinés et les expériences œnogastronomiques contemporaines. (le nom Rupestri dérive de Vitis Rupestris)

Le Dolcetto d’Asti “Rupestr” exprime avec authenticité le caractère le plus franc et territorial de ce cépage emblématique du Piémont. À l’œil, il se présente dans une robe rouge rubis intense, aux reflets violacés qui soulignent sa jeunesse et sa vivacité. Au nez, le vin révèle un profil net et immédiat, marqué par des arômes de fruits rouges frais – cerise, mûre et prune – accompagnés de délicates notes florales de violette et de subtiles nuances épicées et minérales, évoquant l’origine collineuse et le nom même Rupestr, en référence à des sols compacts et expressifs. En bouche, il est sec, équilibré et harmonieux, doté d’une structure moyenne soutenue par une belle fraîcheur et des tanins souples mais bien présents, typiques du Dolcetto. La dégustation est fluide et précise, avec une finale agréablement persistante et légèrement amandée, signature classique du cépage. Un vin authentique et convivial, qui allie immédiateté et identité territoriale, idéal pour accompagner la cuisine piémontaise, les plats de pâtes savoureux et les viandes.

Pour en savoir plus sur le Moscato d'Asti, veuillez consulter notre article en suivant ce lien.




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